Testons vos réflexes montréalais…
..c’est le début de l’été…
….la canicule recommence….
…….on a plus envie de travailler…..
…………c’est juillet….c’est………………
Sachant que je suis un addict invétéré de ce festival, vous devrez suivre encore une fois mes aventures, alors que je braverai quotidiennement la rue Crescent pour aller voir toutes sortes de films originaux/surprenants/horribles, pour mieux chroniquer le tout pour votre plaisir….que vous le vouliez OU NON!
Au programme cette année:
1. Sukiyaki Western Django • 3 juillet • 21h45
Western-spaghetti de Takashi Miike, avec des Japonais qui parlent anglais phonétiquement, ET Quentin Tarantino dans un des rôles principaux. Ça promet.
2. Machine Girl • 4 juillet • 17h15
Genre de “Grindhouse” avec une fille avec un gun à la place du bras qui se bat contre….n’importe quoi. Ninjas, zombies, mafia, name it.
3. [REC] • 4 juillet • 21h30
Film de zombies espagnol filmé en caméra subjective (genre Cloverfield). Ça a l’air que c’est LE film à ne pas manquer cette année.
4. Art of the Devil 3 • 4 juillet • Minuit
Film d’horreur thai débile bourré de scènes de torture. Ça a l’air hyper-gore et complètement sadique.
5. Let the Right One In • 6 juillet • 19h30
Film de vampires suédois. Le synopsis est pas extra, mais le trailer est creepy à mort.
6. Bad Biology • 11 juillet • Minuit
My god ça a l’air débile. Moitié porn, moitié gore, c’est l’histoire d’une femme aux pulsions sexuelles sans fin qui rencontre enfin un gars qui a la même drive, mais qui trouve ça insupportable et se shoot aux tranquilisants pour animaux pour se dominer. Faut regarder le trailer pour comprendre.
7. Chanbara Beauty • 12 juillet • 17h30
Encore un truc de hot-chick avec une épée qui massacre tout sur son passage. Prévisible, mais le trailer est jouissif, ça a l’air de mélanger du live action avec du mauvais 3D.
8. Tokyo Gore Police • 12 juillet • Minuit
WOW. Dans un futur quelconque, toute blessure corporelle se transforme en…arme. Rien à ajouter, I’ll be there.
9. Going By the Book • 21 juillet • 17h30
Un film policier avec un vol de banque qui tourne mal…pas gore ni trash du tout, ça a juste l’air drôlement original.
Juste 9….mais je finirai sûrement par en voir un dixième, j’ai juste pas encore décidé lequel. De toute façon, avec ma Passe VIP, ce ne sera pas difficile de me faufiler aux screenings voulus…
…quoi, Passe VIP? Cette carte magique qui permet d’entrer gratuitement à n’importe quelle représentation, ET de passer devant tout le monde dans la file? Comment entre-t-on en possession d’un tel artéfact? En ayant des films à la programmation bien sûr!
j’émerge, je reprends un peu d’air avant de replonger dans des eaux plus claires que le mois dernier. mon tournage est terminé, fini, tout s’est bien déroulé. une équipe géniale, trop professionnelle, qui a travaillé bien plus que moi. un équipement fiable solide + hd qui n’a pas fait défaut une seule fois. de courtes nuits, des rêves paranoïaques. tous les matins je me réveille à 5h du matin, mais avant, juste avant que le cadran sonne. je me lève d’un coup sec en expirant, je cours à la cuisine et je démarre les cafetières préparées la veille - 3. je prends ma douche. j’exhale. max se réveille tranquillement, il s’est laissé embarquer dans le projet lui aussi.
6h. je remplis la glacière de sandwichs jus guru biscuits fruits yogourts. je vide les 3 cafetières dans le thermos 40 tasses.
IL PLEUT
on commence à remplir la van d’équipement, 10 allers-retours en 15 minutes sur 2 étages. trop de stock, difficile à prendre. noms exotiques. “gobos” - “matte box” - “baby leg” - “high hat” - “red rock”. jour 1 je ne connais rien, jour 4 je ne les oublierai jamais. on tourne, on TOURNE. en place; silence; moteurs; action; coupez. de 7 à 16 + de 6.5 à 20 + de 6.5 à 19 + de 7 à 1AM. 4 jours c’est long, dur pour le système. le jour 3, le corps lâche. à 9h30 chez moi, je finalise mon découpage pour le lendemain, mes yeux commencent à sécréter des larmes de fatigue, mes genoux lâchent. je perds la voix. je me reposerai plus tard, après. chaque soir, vider la van, prendre sa douche, transférer les plans qui n’existent que digitalement, sur ce fragile disque dur. manger, ranger, préparer le café du lendemain. montréal, le lendemain. le cycle recommence. décalage horaire.
BREF
J’ai trop de choses à dire. Tout est encore chaotique dans ma tête. Mon premier vrai tournage, canné. J’ai la piqûre. C’était une expérience extraordinaire. On regarde le résultat en septembre. ensemble.
SINON
j’ai passé un week-end à st-fortunat pour briser la chaîne du tournage. je me réveillais encore parfois la nuit - “on tourne?” - “qu’est-ce qu’il reste à tourner?”. un soir max arrive avec des amis durant la nuit, je me lève, convaincu qu’ils sont là pour faire un plan. il n’a pas fait très beau à la campagne - mais la campagne, elle, était très belle. j’ai fait un face-à-face avec un chevreuil. en pissant. un moment plus glorieux aurait été de mise.
ET
je lis un livre difficile. exemple de passage:
Get out of my studio, you cheap four-flushing ham! Did you think to pass a counterfeit orgasm on me! I could tell if you come by regard the beeg toe. Idiot! Mindless scum!! Insolent baggage!!! Go peddle thy ass and know that it takes sincerity and art, and devotion, to work for Slashtubitch. Not shoddy trickery. dubbed gasps, rubber turds and vials of milk concealed in the ear and shots of yohimbine sneaked in the wings.
couverture.
une page à la fois,
une page à la fois;
ET
Fantasia a décidé de passer 2 de mes films cet été, 2 films allemands, mais Fantasia dit:
F: oh hey, celui-là a juste une voix-off, tu pourrais la doubler, québéciser le film, ce serait plus drôle.
J: possible, essayons.
Lundi dernier, j’ai pris possession de mon nouveau vélo. Une belle bicyclette noire, 21 vitesses, équipée de pneus de route, de freins à disque, et d’un outlook assez positif sur la vie. Mon premier vélo acheté avec mon cash, mon premier vrai moyen de transport donc. Je vous rassure, le punch-line de cette histoire n’est pas la disparition de cette nouvelle et fraîche acquisition. Le punch-line est plutôt que depuis son achat, la bicyclette, achetée d’abord et avant tout afin de rendre moins pénible les aller-retour quotidiens entre Saint-Henri et le CoC, cette bicyclette donc, fait de la remise. J’ai eu la chance inouie de m’en servir une seule fois pour aller au travail - une belle descente par une chaude matinée de printemps, et un retour ardu et tout en pente le lendemain. Depuis, la grisaille est revenue. Le vent, le froid qui transperce les os…et la pluie. Le gazon du parc voisin a pris une teinte vert néon qui clash avec les zones de terre battue boueuse, les vieilles bâtisses et les clôtures rouillées du secteur. Mon amie Uta m’a déjà dit qu’elle trouvait que les couleurs néons étaient les plus étranges. Je hais la pluie.
J’avais commencé à prendre l’habitude d’aller m’installer au petit parc d’Outremont (qui s’appelle autre chose que “Parc Outremont”) sur Saint-Viateur, juste un peu à l’ouest, les jours où je ne savais pas par où commencer. Assis sur un banc, installé entre les jeunes familles, les vieux en chaises roulantes et les escouades de juifs hassidiques, les idées venaient plus facilement. Le soleil était chaud, aveuglant. Et là j’attends que mon shift finisse pour aller piloter dans des flaques d’eau qui vont infiltrer mes souliers, mes bas et ma peau pour me pétrifier les orteils. Une madame m’a déjà dit que “y a du monde qui ont toujours froid aux extrémités”. Je ne sais pas si c’est mon cas. Mais j’ai besoin de chaleur. Vite.
Hier matin, en rentrant au bureau, j’ai pris mes courriels.
Un message de la maison que je m’étais envoyé;
3 exemplaires d’une newsletter à laquelle on m’a abonné, mais que je ne lis jamais;
La dernière soirée de Kino Montréal avait lieu le 4 avril. Pas le 1er avril, mais presque.
Au retour de la pause, lorsqu’est venu le temps des défis, dont le thème était “Photoroman” ce mois-ci, un participant un peu incongru est monté sur scène pour se mêler aux autres kinoïtes. Claude, 52 ans, arborant fièrement son manteau de cuir “Laval-Nord”, sa casquette “Laval” tout court et son t-shirt d’Homer Simpson, est venu nous présenter son premier film, L’effet du temps, alias Solarize Kitchen Project. Le voici en-ligne, je vous donne quelques minutes pour le regarder.
Après la présentation, la foule, éberluée, applaudit à tout rompre. Anaïs (notre animatrice), s’énerve. “Vous êtes chiens! Vous applaudissez parce que vous vous moquez, c’était POURRI, de la vraie marde! Je m’excuse Claude, mais ce film-là vient de nous démontrer que tout le monde ne devrait pas avoir le droit d’en faire. C’est ton premier? J’espère que c’est ton dernier!”. Je paraphrase, mais c’est à peu près ça. Le public ne sait pas comment réagir, les kinoïtes sur scène encore moins. Certains tentent de désamorcer l’animatrice en furie (”Non Anaïs, arrête!”), on entend quelques rires jaillirent de la foule, tandis que d’autres se mettent à huer ce lynchage public totalement injustifié.
Vous avez sûrement deviné que toute l’histoire n’est qu’un stunt orchestré par mon amie Lawrence et moi-même. “L’effet du temps” est une grosse niaiserie tournée un soir de fin de semaine, à Laval, avec un équipement minimaliste, et le père de Lawrence, qui ne s’appelle même pas Claude. Le film-joke est devenu une tradition aux soirées d’avril de Kino, et je suis bien content d’avoir réalisé celui de cette année. J’ai aussi fait la cruelle réalisation qu’il est bien plus facile ET fun de faire un film pourri qu’un bon film…mais bon, ça c’est une autre histoire…
Il est terminé depuis bientôt 6 mois, mais comme je n’en ai pas encore beaucoup parlé…il me fait grand plaisir de vous présenter le vidéoclip que j’ai réalisé l’été dernier pour la chanson Les Mots, pour mon ami expatrié, l’auteur-compositeur Nicolas Huart.
Je vous invite à visionner le clip en utilisant le lien ci-dessus, si ce n’est pas déjà fait. La genèse de ce projet vient d’un film que j’ai abandonné, qui avait comme titre “Le jour de congé”, qui devait être une exploration visuelle d’activités hors du commun, faites par un personnage durant sa journée de congé. Comme le film n’avait pas vraiment de scénario poussé, et que son objectif était plutôt de me donner quelque chose à monter pour l’été, je commençais à me désintéresser du projet, quand en juin dernier mon père me fait cadeau de sa caméra Super-8, qui n’avait pas servi depuis 1985.
Je n’avais jamais travaillé avec de la pellicule, et bien honnêtement ça me faisait un peu peur, mais je suis dit que ce serait un beau défi. J’avais besoin de faire quelque chose de nouveau - pourquoi pas un vidéoclip? J’en avais déjà fait un premier avec Nicolas, pour la chanson Cath à Mexico, mais le résultat n’avait emballé personne, et le clip est resté sur les tablettes (n’ayez pas peur, il ressuscitera à temps pour mon 4e DVD). Pour ce deuxième essai, j’ai dit à Nick quelque chose comme “J’te fais un clip, mais tout seul. Ce sera une démarche de mon bord, et quand ce sera fini, tu prendras ou pas ce que ça donnera“. On s’est juste entendus sur la chanson à utiliser, “Les Mots”, qui devrait être le premier single de l’album, Le Vanil Noir…qui n’est toujours pas paru! Ça peut donc paraître absurde de pousser un vidéo pour une chanson qui n’est même pas disponible commercialement, mais bon, voyez ça comme de la pré-vente, du hyping gratos. Peut-être que le clip aura une seconde vie lors de la parution de l’album, prévue pour cet été.
En fait, le choix de la chanson me plaisait beaucoup, premièrement parce que c’est un morceau extraordinairement beau, deuxièmement parce que c’est déjà un texte très imagé, qui me parlait beaucoup. Je suis parti de l’idée de s’imaginer sur la “planète” de quelqu’un d’autre, et de jeter un oeil sur les activités hors-du-commun des gens lorsqu’ils sont seuls, libres de faire ce qu’ils veulent. Le clip a donc été conçu comme une série de micro-concepts, tournés de temps en temps sur une période de 3 mois environ. J’étais assez nerveux de voir le résultat final, puisqu’il m’était impossible de visionner le résultat au fur et à mesure…le lot de pellicule a été envoyé au développement juste avant mon départ pour Brest, et à mon retour j’ai pu constater, en visionnant le résultat sur le projecteur de mon père, que:
1. C’est très joli du Super-8;
2. Il ne faut pas tourner à l’intérieur;
3. Je ne sais visiblement pas faire mon focus;
Mais à part quelques petites déceptions, le résultat était magnifique, et ça a été assez facile à monter…j’avais même beaucoup trop de stock, j’ai donc dû faire des choix. Le résultat final me plaît énormément, j’espère qu’il vous plaira aussi. Pendant que je suis sur le sujet, voici un aperçu des différents “concepts” présents dans le clip:
François et les chaises
C’est Nicolas qui devait remplir ce rôle à la base, mais avec son départ précipité pour l’Australie, c’est plutôt François qui est allé gratter du banjo un peu partout à Montréal. Tourné par une chaude journée de septembre, sous un ciel sans nuages. La chaise blanche qui fend sous son poid est une vieille chaise fendue qui traîne sur mon balcon depuis mon déménagement en 2004. La bleue est à François. La noire vient de…ma cuisine. Et le banjo appartient à l’auteur de la chanson. Notez le caméo de la pinte de lait géante vers 01:10.
Max, Nicolas, et le jeu de hockey
Tourné sous un vent insupportable dans le “parc aux jouets” coin Van Horne et Saint-Urbain. Nous avons perdu un joueur durant le transport…ça paraît sur quelques shots (00:24). Les seules images du clip que j’ai tournées sans soleil, ce que je regrette. Maxyme était très fier de son “acting” lorsqu’il score un but. Le jeu de hockey est celui que j’ai reçu à Noël quand j’avais 7 ans.
Pascal et les balles
Pascal jongle avec 3 balles de racketball hyper rebondissantes - une idée reprise de mon film avorté du Jour de congé. Avec le recul, je me serais approché un peu plus, on a un peu de difficulté à discerner avec quoi il joue, sinon je trouve que c’est lui qui a le look le plus “seventies” du clip, surtout quand il s’éponge le front. La fin de bobine qui suit son saut à 01:40 est authentique. Bon timing, mais je ne m’en étais pas rendu compte, et j’ai continué à faire faire des singeries à Pascal pendant une autre demie-heure, singeries qui n’ont jamais été filmées. Oh well.
Sophie et les gants
Une autre idée tirée du Jour de congé. Dans le concept complet, Sophie va ensuite prendre un café seule dans un parc, mais cette séquence était beaucoup trop longue, elle a donc été coupée du résultat final. Les gants ont été cousus et rembourrés par Élisabeth. Cette séquence a été tournée deux fois, parce que j’avais peur de ne pas avoir eu assez de lumière la première fois - j’ai bien fait, on ne voit absolument rien sur la première version.
Sylvie et les avions
Probablement la séquence la plus inspirée par les thèmes “cosmiques” de la chanson, ces images ont été prises sur le toit derrière chez Sylvie. Encore un tournage shooté deux fois à cause des gros nuages le premier coup. Dans la version 1, le “téléscope d’observation” de Sylvie était un rouleau de papier d’emballage, dans la version 2, c’est une bouteille de Kiri aux fraises. Le bout où on voit quelqu’un dans la ruelle relancer l’avion de papier à 02:22 est authentique.
Marie-Julie et les fleurs
Marie-Julie fait un bouquet de…mauvaises herbes, avant de marcher sur les rails du chemin de fer sous le viaduc Van Horne. J’ai failli couper ces images à cause de ses lunettes fumées et de sa montre, que j’aurais tellement, tellement dû enlever. Oh well, j’aimais trop l’image où elle entre dans la pénombre à 02:43.
Marie-Christine et les bulles
Tourné à la dernière, dernière minute de la journée, alors que le soleil disparaissait à vue d’oeil. J’avais demandé à Marie de souffler des bulles, mais sur le toit il y avait tellement de vent que les bulles, ben, elles s’auto-soufflaient. La silhouette à 03:30 est une des mes images préférées de tout le clip.
Ça fait pas mal le tour. La plupart des autres images, comme Max à vélo, Nicolas qui boit du thé, le chat qui se débat, les shots de campagne, sont simplement des tests de caméra, ou des shots faites pour le plaisir, mais que j’ai utilisées quand même au final. Quelques dernières remarques sur le clip…
• Le tournage a nécessité 5 bobines de Kodak Ektachrome de 50 pieds chaque - donc, environ 15 minutes de matériel.
• Je me suis donné un petit caméo dans le clip…pas bien difficile à trouver.
• Deux plans ont été piochés dans les archives des années ‘80 de mon père…pouvez-vous deviner lesquels? Encore une fois, c’est pas trop dur à figurer.
• On voit 3 chats dans le clip. Pourquoi? Parce que j’aime les chats.
• En voulant visionner ma première bobine, j’ai mal installé le ruban dans le projecteur…et j’ai écorché le négatif. Résultat, une belle grosse scratch à la gauche de l’image sur plusieurs shots….comme la toute première. Oh well, ça fait vintage.
J’espère sincèrement que ce n’est ni mon dernier tournage en Super-8, ni mon dernier vidéoclip - j’ai eu trop de fun à faire celui-ci, et overall j’en suis plus satisfait que la majorité de mes films de la dernière année. Gros, gros merci à tous ceux qui y sont apparus: Marie-Christine, Marie-Julie, Sylvie, Catherine, Sophie, Maxyme, François, et bien sûr, à Nicolas. Dont on finira bien par entendre le disque.
CECI N’EST PAS UN POISSON D’AVRIL.
D’ailleurs, c’était hier.
Je viens tout juste de prendre connaissance du décès de Léonce Claveau. Certains d’entre vous le savent peut-être déjà, puisque la nouvelle a fait la une du Bowling Star.
Inutile de dire que je suis atterré par le départ soudain de ce géant des quilles, qui, faut-il le rappeler, avait lutté férocement pour l’union des petites et des grosses.
L’industrie souffrira terriblement de la perte de cet homme qui savait se montrer tout aussi convaincu que convaincant.
C’est son ami Gilles qui nous livre le témoignage le plus émouvant, en nous rappelant à quel point travailler avec des têtes fortes pouvait être éprouvant - ce qui n’a pas empêché Léonce de faire sabler 8 allées.
Le journaliste termine l’article en soulignant judicieusement qu’il faudrait faire quelque chose pour souligner son départ…oui, quelque chose, mais quoi?
Dans la série “J’aurais dû le scanner parce que vous me croirez pas” (copyright Julien), voici ce que le journal Le Métro du lundi 17 mars a choisi comme messages pour remplir la section du Courrier des Lecteurs. L’expression “Larger Than Fiction” prend ici tout son sens. J’ai surligné les passages les plus savoureux.
Surveillez votre verre, Mesdames
J’aimerais faire remarquer aux fabricants et vendeurs des produits naturels, vendus dans les dépanneurs Couche-Tard, qui augmentent soi-disant la libido, le bonheur ou l’énergie, que des hommes s’en serviront certainement pour tenter de droguer des femmes, en les mettant dans leur verre, afin d’abuser d’elles.
Même si ça ne fonctionne pas, ces produits peuvent nuire à l’efficacité des anovulants et nuire aux foetus. Des jeunes filles et des femmes risquent de tomber enceintes même si elles prennent la pilule soigneusement, et si elles tombent enceintes, ces produits risquent de nuire à la santé du foetus. Bien sûr, vous n’avez pas pensé à ça, seul l’argent vous intéresse. Seriez-vous aussi “zen” si ça arrivait à votre fille? Je boycotterai les dépanneurs Couche-Tard et, à toutes les femmes, je dirai ceci: surveillez votre verre et ne faites pas confiance à n’importe qui. Aucune cochonnerie ne remplace les vraies émotions et le vrai désir.
Stéphanie Leblanc, Montréal
WOW! Je n’avais jamais cru qu’un produit naturel pouvait susciter tant de colère! Crissez-moi ça en-dedans!
Le deuxième est encore mieux.
Des orignaux en rut
J’aimerais attirer l’attention sur des agissements qui commencent vraiment à m’exaspérer. Partout, dans les bus et dans le métro, les caresses et les embrassades à ne plus en finir de jeunes qui n’ont aucun respect des gens autour. Je persiste à dire que tout ce qui touche l’intimité doit se faire chez soi, sous son toit ou dans sa chambre à coucher. Nous ne sommes pas des animaux pour exposer nos ébats amoureux comme des orignaux en rut, au vu et au su de tout le monde. J’exige un peu de respect de la part de tous ces gens qui se reconnaîtront dans cette opinion.
Jihane S.L., Montréal
Ces deux témoignages me font peur. Ces gens-là m’effraient, les paranoïaques maladifs, les sociopathes qui s’insurgent et veulent que le monde s’adapte à leurs besoins. Et que font les médias? Ils leur donnent la parole. Bien joué, Métro. Maintenant excusez-moi, je dois vous quitter, je pars violer des femmes.
Soooo ça fait quelques semaines (mois) que je n’ai rien écrit ici. Pas parce que je n’ai pas le temps, ni que je n’ai rien à raconter, mais je n’arrive pas à cibler le FOCUS de mon hiver, mis-à-part l’infernal mois de février qui m’a semblé le plus long de toute ma vie. J’essaie tant bien que mal de faire progresser plusieurs trucs en même temps, et j’ai bien reçu quelques curve balls au passage, mais sinon, c’est la routine…comment structurer tout ça? Fuck it, voici le tout en pré-digéré.
Atelier K
Mon scénario avance bien, après 5 rencontres et plusieurs semaines de travail. Je pourrais vous parler un peu du synopsis et vous révéler le titre, mais on sait que ça n’arrivera pas, pas ICI. Le tournage est prévu pour la semaine du 10 mai, et je commence à recruter des gens pour mon équipe de tournage. Ça avance!
Nouvelle job
Après une année complète de pige à gauche et surtout à droite, me revoici employé à temps plein. Comme si toute l’aventure en programmation DVD n’avait été qu’un hiatus, je suis redevenu monteur image pour une compagnie de production qui fait de la publicité télé. Je ne suis pas à l’aise pour parler de mon emploi sur internet, mais si par-hasard vous apercevez une pub de portes et fenêtres mettant en vedette un jeune garçon obsédé par les specs de la fenêtre de sa classe d’école…vous penserez à moi.
C’est pas évident de reprendre le beat de se lever chaque matin à 7h00 pour ne revenir chez soi que passé 18h00 (surtout avec les ténèbres hivernaux qui font en sorte qu’on ne voit presque pas de soleil), mais je commence à me réhabituer. J’ai littéralement l’impression d’être revenu dans le temps, à l’époque de mon premier emploi comme monteur dans une boîte de vidéos corporatifs (2003-2005). Il me manquerait juste quelques amis encore au CÉGEP qui postent sur Livejournal à chaque jour. Ou sur Photossuruntheme. Ou, tout simplement, ça me rappelle l’époque où je mettais véritablement mon site à jour!
Kino
J’ai présenté 2 films en 2 mois à Kino Montréal - Sur le bout de la langue, mon odyssée de 14 minutes qui m’a pris un peu moins de 2 ans à terminer, en février et Simon Électrique, mon petit conte brestois, en mars. Ça me manquait un peu, de fouler les planches du Lion d’Or pour faire face au public plus souvent. Ces 2 films dataient un peu, mais ça va peut-être me donner le boost nécessaire pour en faire des nouveaux de temps en temps, sans attendre le prochain voyage.
DVD #4
Aïe aïe aïe, un autre projet qui avance trrrèèèèss lentement…en gros, il me reste quelques tournages à faire pour mes transitions inter-films, un film à peaufiner, et des photos à prendre pour mes menus et ma pochette…et ce sera terminé. J’aimerais faire une projection au mois d’avril…sinon ça ira après mon Atelier K, en juin. Je peux toujours vous révéler le titre en attendant, ça ça me dérange pas. La compil DVD (double) s’intitulera Pour de vrai / Pour le fun.
Artstroke
Ah oui, y a ça de bien. Le 6 mars dernier avait lieu le 5e Festival Artstroke Films, une soirée de projection de courts métrages au Cinéma du Parc organisée par le réalisateur sud-rivain Éric Piccoli et son groupe. La sélection était composée de films originaux, qui plaçaient le côté créatif à l’avant-plan, principalement du Québec mais aussi de France et du reste du Canada. Deux de mes films se sont faufilés par inadvertance dans la sélection pour faire partie de la compétition: Kompetenz et Jet lag (ma période impressionniste allemande, ou ma période Uta). À ma très grande surprise, les films, dont le niveau technique pâlissait à côté des autres films, m’ont remporté le prix de la mention spéciale du jury, jury qui était entre autre composé de Suzanne Clément, Nicolas Canuel, et du gourou du court montréalais, Danny Lennon. Un super coup de pouce encourageant auquel je ne m’attendais pas du tout - gros merci à Éric pour avoir organisé cette super soirée!
Photos
Ce post manque de PHOTOS. J’essaierai d’en ajouter si j’en trouve des intéressantes.
Baromètre
Mes amis Facebook le savent déjà, mais pour les autres, j’ai réalisé l’automne dernier un vidéoclip tout en Super-8 pour mon ami Nicolas. Le résultat est resté relativement sous huis clos jusqu’ici, puisque l’album dont est extraite la chanson n’est pas encore paru. Mais pour les plus curieux d’entre vous, vous pourrez synthoniser cette semaine l’émission Baromètre, diffusée ce jeudi 20 mars à 22h30 à l’impérial Canal Vox (LE 9!) pour voir le clip de la chanson Les Mots dans toute sa gloire télévisuelle.
J’ai récemment remarqué que je m’étais préparé une catégorie “Top” pour mon blog. Catégorie qui n’a jamais été utilisée.
UNTIL NOW
Ladies and gentlemen, voici maintenant, pour aucune espèce de sorte de raison, mon top des 10 drapeaux les plus pimps.
#10. Antigua & Barbuda
Pour ses couleurs pétantes et ses motifs coupés à la hache. Tout y est! La plage, l’océan, le soleil…
#9. Barbade
Pour la façon désinvolte dont il nous présente l’arme par laquelle on peut y mourir - le trident. Voir aussi: Kenya, Arabie Saoudite.
#8. Groupe Terroriste Hezbollah
Le drapeau en soi est hideux, mais come on, y a un KALASHNIKOV dessus!! Je pouvais pas passer par-dessus!
#7. Bosnie-Herzégovine
Un des pays d’Europe aux sols les plus minés encore à ce jour, la Bosnie arbore un drapeau qui évoque toute l’expérience de mettre le pied sur une mine anti-personnelle.
#6. Corée du Sud
Quand j’étais petit, c’était mon drapeau favori. Il a ce petit quelque chose d’unique, de provocateur. Genre: “j’vais mettre des barres tout le tour de ma boule bleue/rouge si ça me tente, OK???”.
#5. Chypre
Pour avoir osé mettre la shape du pays sur le drapeau. Et s’en être contenté.
#4. Sealand
Pas tant pour le design, qui est assez ordinaire, mais pour ce qu’il représente. La Principauté du Sealand est probablement la seule nation auto-proclamée (et non reconnue) sur la planète. En plus d’avoir leur propre drapeau, les “membres” du pays (27 en tout) ont leur propre monnaie, et leurs propres timbres. Allez lire l’histoire du pays sur le site officiel, c’est pissant.
#3. Terre-Neuve
Je sais pas trop ce qui se passe sur ce drapeau, mais il m’interpelle. On dirait un laser jaune qui déchire le ciel. Un titre alternatif pourrait être “When Lines Collide”.
#2. Népal Nepal: because we’re different.
#1. Groenland
On peut reprocher à la majorité des drapeaux d’être trop traditionnels, ou trop obtus, mais il est difficile de ne pas voir le soleil qui se couche sur la banquise sur le magnifique drapeau du Groenland. Si quelqu’un met la main sur un exemplaire abordable du drapeau, je suis preneur.
Ces derniers temps, j’ai laissé planer l’idée selon laquelle je serais occupé pour le printemps à travailler sur un nouveau projet de film. Voici le temps de vous en parler un peu plus en détail. Kino organise, de janvier à juin 2008, la première édition d’un nouveau projet intitulé Atelier K. Le but de ce projet est de réaliser une collection de courts-métrages (6, pour être exact) entièrement libres de droits, bien écrits, bien réalisés, bien produits…bref quelque chose qui soit un peu plus professionnel que le film de Kabaret moyen. De janvier à mars, les 6 réalisateurs, dont je fais partie, écriront leurs scénarios en parallèle, échangeant du feedback tout au long du parcours. En avril, la pré-production et le découpage technique débuteront, et les tournages se dérouleront du 10 au 18 mai. Ensuite, montage, et le lancement du DVD compilation est prévu pour la fin de l’été. Si c’est un succès, nous aimerions qu’il s’agisse d’un projet annuel récurrent pour Kino. En attendant, on vise surtout à mettre (enfin!) notre première vraie compilation DVD sur le marché commercial - pas pour faire des sous, mais pour se faire remarquer un peu plus.
Je vous reparlerai sûrement de mon film en temps en lieu. Pour l’instant, je veux surtout parler de la belle connerie que j’ai faite. Dans le cadre de l’appel de candidature qui accompagnait le lancement du projet, j’ai eu l’idée brillante de soumettre un faux projet, principalement pour amuser mon ami Jéricho, qui s’occupait de la réception des dossiers. Réalisé par le kinoïte fictif Pascal Leduc, le tout aussi fictif projet de La Guerre du Sexe est le meilleur scénario de film que vous ne verrez jamais. Littéralement, jamais.